
Le gouvernement kenyan envisage de légaliser les crypto-monnaies grâce à un cadre réglementaire complet.
Dans un récent rapport, le Kenya a indiqué qu’il préparait une législation autorisant l’utilisation des crypto-monnaies dans la région. Cette initiative, promue par le secrétaire du Cabinet au Trésor, John Mbadi, vise à réglementer le commerce des cryptomonnaies et à favoriser un environnement sûr et compétitif qui protège les consommateurs et favorise l'innovation.
La législation proposée reflète un changement important par rapport aux années précédentes, lorsque les crypto-monnaies étaient considérées avec scepticisme par les autorités du pays, en raison de préoccupations concernant la volatilité et la sécurité financière.
Un pas de plus vers la légalisation avec un nouveau cadre réglementaire
Les progrès vers la réglementation des crypto-monnaies au Kenya semblent également répondre aux critiques et aux recommandations formulées par le Fonds monétaire international (FMI), qui a exhorté le Kenya à établir un cadre juridique pour réglementer ces actifs numériques et éviter les risques associés.
Selon l'organisation, il est essentiel que le Kenya établisse des bases solides pour garantir un marché transparent et durable, qui réponde de manière adéquate aux défis modernes.
Les experts estiment qu’en adoptant une approche proactive et réglementée, le pays a l’opportunité de se positionner comme leader de l’écosystème de la finance numérique en Afrique. Cette décision pourrait ouvrir la porte à de nouveaux investissements et opportunités économiques et pourrait faciliter l'inclusion financière de millions de Kenyans, transformant ainsi le paysage financier du pays et le préparant à un avenir plus dynamique et numérique.
Le Kenya prépare une nouvelle politique en matière de crypto-monnaie
La réglementation crypto que prépare le gouvernement cherche à établir un «marché équitable, compétitif et stable«, où les utilisateurs peuvent participer en toute sécurité et où l'inclusion financière et le développement économique sont encouragés.
Selon un article de Standard Media, l'un des plus grands journaux du pays, la proposition législative, présentée en décembre, se concentre sur réglementer les échanges d’actifs virtuels et l’activité des prestataires de services de ces actifs cryptographiques.
L'initiative sera ouverte aux commentaires du public jusqu'au 24 janvier, permettant ainsi aux citoyens de participer au processus réglementaire.
Ce changement de direction dans la réglementation des crypto-monnaies représente une avancée notable dans la politique du pays, si l'on considère qu'en 2015, la Banque centrale du Kenya a découragé les citoyens d'utiliser les crypto-monnaies en raison des risques existants. Cependant, malgré ces recommandations, l’adoption croissante des actifs numériques dans le pays a conduit le Kenya à se positionner comme l’un des marchés de cryptographie les plus émergents de la région, motivant le gouvernement à repenser sa position actuelle.
Mbadi a souligné que le secteur financier du Kenya est un « phare de l’innovation et de la croissance en Afrique ». En outre, il a souligné que l'émergence des actifs numériques a généré des opportunités de croissance pour les utilisateurs et pour le système financier local et international. Par conséquent, avec une nouvelle législation, le Kenya vise à se positionner comme un leader dans l’écosystème mondial de la finance numérique, en garantissant un environnement sûr pour les utilisateurs et en favorisant le développement du marché.
Le rôle du FMI dans la réglementation kenyane de la cryptographie
Comme mentionné ci-dessus, le Fonds monétaire international a souligné la nécessité d’établir un cadre législatif clair au Kenya, comprenant des définitions spécifiques sur les actifs cryptographiques.
En sus récente signaler « Kenya : Rapport d'assistance technique – Réglementation et législation sur la cryptographie », l'organisation a fourni des recommandations spécifiques pour établir un système robuste et transparent qui réglemente les actifs numériques dans le pays. Ce document, demandé par la Kenya Capital Markets Authority, a souligné la nécessité d'adopter une approche législative claire qui définit et classe les crypto-actifs, favorise la coopération inter-agences et assure une surveillance continue du marché.
Par ailleurs, parmi ses recommandations, le FMI a souligné l'importance de respecter les normes internationales liés à la protection des consommateurs et à la prévention du blanchiment d’argent. Cela est particulièrement pertinent étant donné que de nombreux pays adoptent des approches similaires pour réglementer les crypto-monnaies et garantir leur intégration dans le système financier mondial.
Le rapport du FMI a également souligné l'importance de protéger les consommateurs à travers une meilleure éducation financière et une plus grande clarté réglementaire, aspects essentiels pour atténuer les risques tels que la volatilité et équilibrer l’innovation et la stabilité financière.
D'un autre côté, le FMI a suggéré la nécessité de mettre en place un « bac à sable réglementaire », qui permet aux entreprises de bénéficier d'un espace contrôlé pour tester de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques. Toutes ces recommandations visent à garantir que le Kenya puisse favoriser l'innovation sans compromettre la sécurité des utilisateurs.
Avantages et défis potentiels dans le pays
La légalisation des crypto-monnaies et des actifs numériques au Kenya pourrait apporter de nombreux avantages économiques. Parmi eux figure la possibilité d’attirer les investissements étrangers et de promouvoir l’innovation dans le secteur financier. De même, la mise en œuvre d’un cadre réglementaire adéquat pourrait également faciliter des transactions plus rapides et plus sûres, ce qui profiterait à la fois aux consommateurs et aux entreprises.
Cependant, ce chemin n’est pas sans défis. La création d'un cadre réglementaire efficace pour les crypto-monnaies dans le pays nécessitera du temps et des efforts de la part du gouvernement pour informer les utilisateurs et les fournisseurs sur les nouvelles réglementations.
Pourtant, le Kenya se trouve à un carrefour majeur dans sa relation avec les crypto-monnaies. La décision d’évoluer vers un cadre réglementaire représente un changement important dans sa politique économique et financière, qui pourrait positionner le pays comme leader de l’écosystème de la finance numérique en Afrique.


